La sentinelle qu’on ne relève jamais
dalie Farah
Déclarer sa flamme à travers la peinture
Ecrivain en quête de mots pour dire le plaisir du toucher, Alexis Jenni est allé chercher des images du côté de la peinture. Dans les tableaux qui le troublent, chez les peintres qui parlent à son corps et à son désir. Il raconte ces détails qui attirent irrésistiblement sa main : les fesses de Maria Boursin chez Bonnard, les étoffes sensuelles de Poussin, les chairs tendres de Fragonard, le blanc crémeux que Picasso pose sur la joue de Jacqueline, le mouvement fébrile des corps enlacés chez Bacon…
Enchevêtrant lettres d’amour à sa bien-aimée et plongées intimes dans la vie de ces artistes devenus amis, il cherche à cerner au plus près cette beauté qu’il regarde, sent, écoute, touche et goûte.
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L’exploration de ses tableaux compose un hymne à l’amour sensuel, qui se picore par petites touches et offre mille splendeurs.
Alexis Jenni fait partie d’une espèce en voie de disparition parmi les écrivains : il a une vision du monde et de l’homme et de l’homme dans le monde. Il n’y a pas besoin de théories pour l’exposer. En parlant de l’infiniment petit de la sensation tactile, il touche du doigt l’infiniment grand.
Un livre à parcourir par petites touches et grands arrêts comme on visite un musée.
Lumineux !
Ce livre instructif, sensible et sensuel est à mettre dans les mains des amoureux et amateurs d’art.
Un livre intime et sensuel où l’auteur cisèle une langue féconde où se répondent l’écriture et les images, dessinant délicatement l’être aimé.
De la violence du désir ( et du désir parfois dévoyé) à cette infinie tendresse venant sceller un érotisme apaisé, Jenni observe ce qui se passe lorsque l'on aime corps et âme. Ce qui donne un livre inclassable, le plus souvent original, audacieux et hautement inspiré, parfois coquin (un regard émoustillé sur les toiles de Fragonard), dérangeant ou peu moral (Francis Bacon peignant son amant Georges Dyer), mais jamais graveleux.
La charge émotionnelle de la peau, cette frontière qui n'en est pas une puisqu'elle distille les sentiments, voilà ce qu'interroge ici l'auteur de L'Art français de la guerre, le Goncourt 2011. Il fait du toucher le plus essentiel des sens, le plus complexe, le plus paradoxal. Ces brefs chapitres, sans véritable suite, sont un chant doux et passionné à une compagnon aimée. A qui il dit l'émoi de la caresse, un émoi sans mot d'où jaillissent ces questionnements. Car, ce que l'on aime, on veut le toucher.
Ces mots et 250 autres pages sont ceux d'Alexis Jenni, Prix Goncourt 2011 pour son premier roman, qui écrit une longue lettre pour tenter d'exprimer le plaisir qu'il éprouve à toucher celle qu'il aime. Mais la langue française n'ayant pas de mots, il appelle à la rescousse les grands maîtres qui ont si bien peint les femmes. On en frisonne.
dalie Farah
Sara Forestier, Jeanne Alcala
Mathilde Forget
Ambre Chalumeau
Maxime Rossi
Christophe André, Cloé Brami & Violaine Forissier
Mathilda di Matteo
Gaëlle Nohant
Léonor de Récondo
Rachid Laïreche & Ramsès Kéfi
Anna Roy
Anna Roy
Laura Poggioli
Baptiste Beaulieu
Anne Bouillon
Frédéric Laffont
Kei Lam & Anne van Hyfte
Jul & Sophie-Hélène Zaimi
Olympe de Gê et Stéphanie Estournet
Jean-Philippe Blondel