Sonia Rykiel, Judith Perrignon

Sonia Rykiel, Judith Perrignon

Sonia Rykiel, née le 25 mai 1930 à Paris, est une couturière française. Elle donne son nom à sa société, à sa marque et à ses boutiques. Connue pour être l’inventrice de la « démode », elle milite pour la liberté de la femme contre les couturiers. Après avoir travaillé pour la boutique Laura, Sonia Rykiel ouvre sa première boutique en mai 1968, au 6 de la rue de Grenelle à Paris. Ses pull-overs utra moulants considérés plus tard comme sa création emblématique, lui valent le titre de « reine du tricot » par le magazine américain Women's Wear Daily cette même année. Cependant outre le pull-over, on lui doit aussi la création des coutures à l’envers, le « pas d’ourlet » et le « pas doublé ». Elle est également à l'origine du phénomène qu’on appellera « la démode » et qui sera pour elle une philosophie. Pour elle, les femmes doivent savoir adapter la mode des créateurs à ce qu’elles sont plutôt que de suivre les diktats des grands couturiers.Ses créations sont associées à l’image d’une Parisienne « féminine, raffinée, sexy et indépendante ». Elle œuvrera donc pour la libération de la femme à travers ses créations tout en gardant un côté ludique et restant dans le domaine du plaisir.La créatrice, également designer, écrivain, et actrice, aime à provoquer sans pour autant tomber dans la vulgarité. Elle aime les jeux d’ombres au sens propres comme au figuré.Elle est décédée le 25 août 2016, à Paris. Judith Perrignon écoute ce que le monde chuchote, ce que l’histoire oublie, ce que les vies fracassées ont à dire. Journaliste de formation, passée par Libération, Judith Perrignon écrit à la croisée du reportage et de la littérature. Qu’elle s’attarde sur les derniers jours de Martin Luther King, sur les artistes inquiets ou les anonymes échoués sur les trottoirs parisiens, sa plume est précise et empathique. Dans Nous nous parlons d’un lieu où tout est fragile, elle suit Rachid, 89 ans, survivant du siècle et poète discret de la rue Popincourt. Ce récit, né d’un atelier d’écriture au Samu social, est une manière de faire exister ceux que la société regarde sans les voir. Judith Perrignon écrit pour montrer, écrit pour relier.
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